dimanche 20 janvier 2013

Bon entrepreneur, bon investisseur?

Il se trouve que les deux vont en effet de pair. Pour le prouver, il suffit de considérer deux exemples assez connus du monde de la finance et de l'entreprenariat.

Carl Icahn

J'ai découvert le premier, Carl Icahn, en écoutant les cours de Robert Shiller, un économiste américain enseignant à Yale (la conférence est disponible en anglais au lien suivant, il s'agit de l'item numéro 15). Il est clair que son discours est emprunt de matchisme auquel je ne souscris évidemment pas, mais il est très clair dans ses méthodes d'investisseur: sa compagnie, Icahn, achète des entreprises mal en point, il en réorganise toute la structure managériale pour la revendre ensuite. C'est un peu comme un mécanicien qui rachèterait des voitures usagées, les réparerait pour les revendre.


Warren Buffett

Le deuxième exemple n'est autre que Warren Buffett. L'oracle d'Omaha est considéré à raison comme le maître de l'investissement valeur. Or, d'après Eugène Fama, considéré comme le père de la finance moderne, s'il a connu tant de succès, c'est grâce à ses talents d'entrepreneur qui lui permettent d'évaluer avec clairvoyance le potentiel d'une entreprise.

samedi 19 janvier 2013

David Chilton et la démocratisation de la littéracie financière



Dans son premier livre de vulgarisation financière paru en 1989, David Chilton, un Ontarien, réalise une belle démonstration de bon sens, montrant quelques grandes ficelles de la finance et des méthodes simples pour garder le dessus sur sa situation financière.
Le livre suit le cheminement de plusieurs personnages fictifs auxquels un barbier explique comment, à force de bon sens, il a réussi à vivre confortablement et à ne jamais s'en faire pour l'argent. L'ouvrage a un intérêt pédagogique en cela que le barbier explique aux héros de l'ouvrage en des termes très simples comment prendre de sages décisions.

Nous serons amenés à reparler de David Chilton et de son Un barbier riche. Suit un lien pour trouver son dernier ouvrage, Le Retour du barbier riche. J'avais personnelement emprunté Un barbier riche à la bibliothèque.


vendredi 18 janvier 2013

La littéracie financière pour tout le monde!

Frénésie, non! Décisions mûries, oui!


L'Internet permet de nombreuses choses, il permet entre autres d'avoir accès à un grand nombre de savoirs et d'informations et cela vaut aussi pour la littéracie financière. Qui n'a jamais vu défiler frénétiquement sur un écran de télévision chez le dentiste ou le médecine des chiffres et des symboles suivant l'activité économique?
Ce blogue se propose de rendre accessible en français un certain nombre d'outils et de connaissances destinées à aider tout un chacun à développer un savoir minimum en littéracie financière, pour être capable de prendre des décisions financières responsables et en connaissance de cause.

samedi 8 décembre 2012

Quand commencer? Maintenant!

Économiser, il n'est jamais trop tard!


On se dit parfois qu'il est trop tard, que ça ne sert plus à rien, ce n'est pas vrai!

Il est biensûr préférable de commencer aussi tôt que possible, du fait de la capitalisation des intérêts (compoud interest). En effet, si je commence avec 10 000$ et que mes investissements me rapportent 7%, l'année suivante, c'est 10 700$ qui sont réinvestis.
L'autre règle simple, c'est que, plus j'investis tôt ou jeune, plus j'ai intérêt à investir dans des actions. En effet, sur le long terme, ce sont les actions qui augmentent le plus. Elles sont certes sujètes à varier grandement, mais elles se remettent et regagnent sur le long terme, pour des périodes de 10 ans par exemple.
À l'approche de la retraite, il est important de commencer à vendre ses actions pour passer à des investissements plus sûrs, tels des obligations (bonds).
Enfin nous assistons en ce moment à une démocratisation de l'accès aux actions. En effet, les Fonds Négociés en Bourse ou FNB permettent d'investir dans des actions de manière très diversifiée - la diversification étant essentielle en finance pour réduire les risques, nous y reviendrons - pour un coût très limité. Les frais de gestion annuels (MER en anglais) des fonds mutuels tournent autour de 2% alors que les ETFs sont aussi bas que 0,07-0,20-1% pour les actions. Certains courtiers (brokers) offrent même la possibilité d'acheter ces FNB gratuitement que l'on achète comme l'on achèterait des actions, avec un coût pour chaque transaction.

1ère étape: commencer ce mois-ci par mettre en place un transfert depuis chaque paie d'un montant compris entre 10 et 15% du salaire brut vers un coutier à prix réduit.

Le problème avec le marché des actions canadien, c'est qu'il est concentré sur 2 secteurs essentiellement: les banques et les ressources naturelles. Investir dans le marché américain (un FNB suivant le S&P 500) en plus du canadien et dans le marché mondial (un FNB suivant les plus grosses compagnies mondiales) permettent de se diversifier géographiquement et dans les différents secteurs du marché.